Zones d'ombre...
Pulsions camouflées, déguisées, transposées en rituels ou jeux érotiques, transgressions... Tentations déviantes inarticulées, inavouées à soi-même... Surgissant parfois de l'Obscur... Pulsions constitutives d'une forme d'obscénité se révélant, dans son exaspération, désespérément humaine : à la frontière indéfinie de l'animalité...
Votre avis ?
Pour inaugurer cette nouvelle rubrique, une ordinaire image. Dédiée...
...Et dont on essaiera de ne pas voir que le vernis complaisant !

La "rentrée", c'est quelque chose !
Il est vrai que depuis le mois de mai, qu'il est question de supprimer du calendrier d'ailleurs parce qu'il ne sert pas à grand chose, on se la coule douce chez nous... Juin, n'en parlons pas : c'est une sorte de stage intensif de formation aux vacances. Evidemment, comme tout le monde est parti en même temps, tout s'est arrêté au 1er juillet. Le dernier qui est sorti a mis un pannonceau sur la porte : "La france est sortie..." Il aurait pu mettre "La France est dans l'escalier et revient de suite" mais comme il n'en était pas sûr... Du coup, il faut bien qu'à un moment ou un autre on se décide à rentrer... La Rentrée (avec un R majuscule) est donc une institution.
Regarder la statuette une première fois.
Elle a germé dans une poignée de terre pressée moulée façonnée au creux d'une paume. Matière. Pétrie durcie beige rosée. J'effleure le bloc d'argile friable j'éprouve du bout des doigts sa consistance crayeuse je glisse mon regard dans les contours animés de la pierre. Evocation d'une forme. Bouquet de courbes esquissées une fleur rustique séchée hérissée d'esquilles...
Photo d'une bouée et d'un extincteur jaune...

Il faisait frais, ce matin-là , sur la terrasse...
J'étais sortie très tôt, attirée par le soleil radieux de cette matinée d'août. Nue, enroulée dans une grande couverture, je profitais de la tranquillité de ce moment où tout était si calme. J'étais bien. Il y avait, dans cette nudité que seule une mince couverture séparait du reste du monde, quelque chose d'impudique qui affolait mes sens.
Mes doigts, invisibles pour le reste du monde, s'égaraient... Comme chaque fois que je pense à lui... À ses caresses, à ses baisers... À son souffle dans mon cou. À sa voix, chaude et douce. J'avais fermé les yeux, tout entière à mon plaisir.
Pour en finir, nom de Zeus, avec une faute de français qui m'énerve au plus haut point :
Le substantif "gent", qui est bien féminin, s'écrit sans "e" à la fin, bordel de merde !!!
Le mot vient de gens, gentis (latin), qui désigne jusqu'au XVIIème siècle encore un peuple, une espèce, et plus tard par extension et dans un emploi parodique ou burlesque, un groupe particulier et caractérisé d'individus : la gent trotte-menu, la gent portant robe, la gent politique, la gent internaute...
Il y avait là Pierre, Félix, Jacques...
Et Vous bien sûr, l'Ange, qui pour une obscure raison vouliez me faire connaître certains de vos amis. J'ai vite compris que ces amis-là étaient quelques uns de vos prétendants, des hommes que vous n'aviez jamais eus mais dont l'évocation accompagne encore souvent vos caresses solitaires. Pour faire bonne mesure, j'étais venu avec Mathilde que je n'avais pas vue depuis longtemps et qui semblait vouloir rattraper le temps perdu... Une soirée...
Tout au long de cette journée-là , je ne portais rien sous mon jean...
Curieuse habitude prise depuis quelque temps. Rien de très original ! Mais bon... Sourde et glauque envie d'exhiber sans en avoir l'air, de provoquer aussi en laissant apparaître un désir chronique de mâlitude...
Lorsqu’il m’a ouvert la porte, il ne portait qu’un jean complètement déboutonné et un sourire malicieux. Il était appuyé nonchalamment sur le chambranle de la porte, s’amusant beaucoup du trouble qu’il devait lire sur mon visage. Son bassin volontairement vers l’avant, offrant délibérément à mes yeux une vue plongeante dans l’ouverture béante de son vêtement, il me provoquait… Il aimait provoquer.
(Réédition...)
J'avais fait une halte au cours de ma promenade de l'après-midi. Assis au pied d'un hêtre, je m'étais assoupi, bercé par le bruissement léger des insectes, vaincu par la douce chaleur estivale… Et j'avais voluptueusement sombré dans des rêves peuplés de nymphes rieuses et de jeunes filles en fleur qui se disputaient mes faveurs…
L'écho d'une tendre querelle me tira du sommeil. A quelques pas de moi, dans une clairière moussue, deux jeunes gens sacrifiaient innocemment à Éros. Mais le jeune homme semblait trop pressé…
- Attends, disait la jeune fille ! Attends, Léo... Il n'y a pas que ça…