Ai-je rêvé ? | F r e s h B l o g . n e t

Ai-je rêvé ?

Il me semble bien pourtant vous avoir accueillie dans une gare...

Une belle fin de journée. Je me souviens encore des reflets du soleil sur la verrière et du couchant doré qui m'éblouissait un peu lorsque vous êtes descendue du wagon… Vous êtes venue vers moi, vous avez hésité puis vous m'avez posé deux bises légères sur les joues et nous nous sommes perdus dans la foule bruyante du hall avant que la lumière de l'avenue ne nous aspire.

Nous ne nous sommes pas dit grand chose ! Une grande pudeur, une sorte de timidité... Je vous ai conduite à l'hôtel, vous suggérant de vous changer pour la soirée pendant que je vous attendais au bar. Vous êtes redescendue, belle comme un astre, dans une petite robe légère et virevoltante, un gilet blanc sur les épaules... J'avais déjà envie de vous ! Je vous ai invité à dîner. Restaurant calme et intime. Table ronde : vous étiez presque à côté de moi et nos genoux se frôlaient, mais nous faisions mine de ne pas nous en apercevoir... Nous parlions, de choses et d'autres... Nos mains aussi s'effleuraient...

Puis je vous ai proposé une promenade en voiture vers l'Océan à travers la campagne. La nuit s'installait doucement et soudain, je vous ai dit, l'air de rien :
- J'aimerais que vous soyez nue dans ma voiture...
Puis j'ai ajouté dans un souffle : "Déshabille-toi, Julie !" Vous n'avez pas bougé pendant une minute, regardant le paysage. Puis comme ça, sans prévenir, vous vous êtes tortillée sur le siège passager pour retirer votre robe. Votre soutien gorge aussi. J'ai vu vos seins luire dans la clarté des phares d'une voiture qui passait... Vous avez encore attendu quelques instants et vous avez retiré votre string...
- Comme ça, m'avez-vous dit, cela vous plaît ?

NightCarJe vous regardais du coin de l'œil. J'ai posé ma main sur votre cuisse, l'effleurant du bout des doigts, jusqu'à votre aine.
- Oui, comme ça...

Et nous avons roulé encore tandis que mes doigts, doucement vous exploraient pour la première fois, frôlant votre mince toison, glissant jusqu'à votre fente dont l'humidité trahissait votre désir... Vous fermiez les yeux, appuyée sur le dossier. Vos cuisses s'ouvraient et vous onduliez comme une algue au gré de mes caresses...

Le soir rougeoyait encore d'un coucher de soleil qui n'en finissait plus.
Je crois que vous avez joui une première fois alors que nous entrions dans un petit village désert...