Très inspirée par le récit Traitement de choc que je vous invite à relire, et s'identifiant au personnage, Val (de Val-Temptation
) m'a proposé cette version de l'histoire, son point de vue en quelque sorte ! Quelque chose comme un contre-champ cinématographique sur une fessée...
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Drôle d'idée que j'avais eue : rédiger un mémoire sur l'inspiration et le travail d'écriture romanesque ! Ce qui impliquait un "stage d'observation" chez un auteur. J'en connaissais un, que je considérais un peu comme mon parrain, scénariste, auteur de nouvelles pour adultes qui plus est ! Et il avait accepté de me recevoir toute une journée…
Pièce de travail vaste et claire. Bureau sous la fenêtre, un Pc portable, des carnets, deux ou trois dictionnaires posés dessus, et derrière lui, une grande bibliothèque où s'entassaient toutes sortes d'ouvrages, de livres… Et puis des gravures aux murs ! Des gravures libertines sur lesquelles, l'air de rien, je posais des regards curieux… On parla un peu… Puis il finit par me dire avec un drôle d'air que ma présence lui donnerait peut-être quelques idées... J'ai pris ça comme un compliment, bien sûr ! Il a avancé une bergère, à droite de son bureau et m'a invitée à m'asseoir. J'avais un bloc-notes sur les genoux pour consigner mes impressions, son attitude, ses paroles, voire ses moments de doute et de solitude ! Et j'étais assise de manière à pouvoir lire aussi sur son écran.
- Là ... je vous gène pas ?
Il ne me répondit que par un demi-sourire de ses yeux plissés… Nous étions convenus que mes interventions se limiteraient aux questions essentielles. Mais bien vite, mon côté juvénile cherchant à tout comprendre reprit le dessus et au fur et à mesure que ses phrases prenaient forme...
- Vous vous inspirez de quoi, là ?
- …
- Vous avez vécu ça aussi ?
- …
- Oups ! Vous avez fait ça avec votre femme ?
-…
Je voyais défiler des mots sur l'écran : soumission, tentation, exhibition, punition… Fellation... Je notais. Je tentais de décrire ses émotions, mais c'étaient les miennes qui commençaient à me submerger ! Tandis que ses doigts agiles pianotaient sur le clavier... mon esprit vagabondait, mes mains étaient moites, mon cœur s'accélérait et je me sentais parcourue d'une onde frissonnante. J'avais envie de me rapprocher de lui, de ne plus être une simple voyeuse mais une actrice de ses fantasmes, de ses envies, de ses désirs... j'avais du mal à tenir en place et ces mots me brûlaient les lèvres... Je voulais savoir, comprendre, apprendre... Mais il me semblait soudain un peu agacé par mes questions…
- Vous écrivez souvent des trucs cochons ?
- Humm…
- Et ça vous fait quoi de les écrire ?
- …
- Vous pouvez me les lire ? Je suis assez ouverte pour comprendre et interpréter, vous savez !
En fait, j'étais en train de l'exaspérer ! D'un coup, il fit pivoter son siège et me fit face !
- Viens là !
Surprise par le ton de sa voix, j'ai eu un mouvement de recul sur mon siège…
- Pourquoi ?
- Tu verras bien. Viens là , je te dis...
Je me suis levée et me suis approchée timidement de lui…
- Plus près !
Son bras se détendit alors comme un cobra et avant même que je réalise, sa main avait saisi la ceinture de mon jean.
- Mais...
En une fraction de seconde ses doigts firent sauter les boutons de mon pantalon et d'un geste sec, il le baissa, entraînant aussi mon string !
- Mais... mais...
Je tentais de reculer, mais mes pieds enchevêtrés dans mon pantalon me firent perdre l'équilibre. Je lâchais mon bloc pour me raccrocher... à lui, il en profita pour me coucher en travers de ses jambes !
- Parfait ! dit-il de façon jubilatoire !
J'étais furieuse ! Contre moi, contre lui... La honte de me retrouver ainsi n'avait d'égale que la surprise de son comportement... J'essayais maladroitement de me redresser. En vain ! Et j'imaginais mes fesses offertes à ses regards, à sa merci... De sa main gauche, il me maintenait fermement allongée sur ses genoux.
- Mais... Noooon...!
Une claque sèche s'abattit sur ma fesse droite. Aussitôt je ressentis la chaleur irradier... Puis ce fut la fesse gauche... et la droite... puis de nouveau la gauche... Je criais, je jurais contre lui, le traitant de tous les noms, de salaud, de vicieux de vieux con, mais rien n'y faisait ! Les larmes de circonstance coulaient sur mes joues, alors que sa main, métronomique, s'abattait avec la même conviction et la même force... Je finis par baisser pavillon, le derrière en feu, plus sensible à l'idée de ses doigts qui me marquaient qu'à la brûlure de ses claques ! Et quand il cessa enfin, je fus presque surprise !
Il m'aida à me relever, ramassa mon bloc-notes, me le tendit…
- Maintenant, tu te mets dans le coin là -bas, et tu me fous la paix ! Compris ?
Il me désignait l'angle de la pièce à sa droite, près de la fenêtre… Je dus presque sautiller en reculant pour m'y rendre. Puis je tentai de réajuster mon chemisier qui s'était largement ouvert sous les effets de mes gesticulations. Il tendit un doigt vers moi :
- Et tu ne bouges plus, s'il te plaît !
J'obéis, abandonnant d'un coup toute idée de recouvrir mes seins sur lesquels je sentais encore le contact de son pantalon de velours, ou de remonter mon string et mon jean. Et alors que je me demandais ce qui venait de m'arriver, prise entre la honte d'avoir été ainsi fessée sans autre forme de procès et la sensation de ce désir étrange qui me prenait au ventre, ravalant mes sanglots, je me surpris à admirer cet homme, ce bourreau qui, tranquillement, avait repris la suite de son scénario...
Val